Abeilles jolies

9 04 2015

Si vous venez vous promener dans les Jardins, les abeilles elles-mêmes vous donneront des nouvelles. Depuis plus d’un mois, elles sortent des ruches, butinent les fleurs printanières, celles aussi des saules puis des cerisiers dont les fleurs explosent en ce moment. Puis elles ramènent le pollen nécessaire pour le couvain de plus en plus nombreux qu’elles ont à nourrir.

J’observe avec ravissement leur activité débordante lorsqu’elles entrent et sortent de la ruche, avec les petites boules de pollen entre leurs pattes, allant du jaune pâle à l’ocre vif, provenant visiblement d’une grande variété de fleurs.

Transport de pollen

Cela signifie qu’elles ont bien passé l’hiver, et que dans chacune des deux ruches, la reine pond sans doute activement.

Avec le froid qu’il a fait ces temps-ci, surtout la nuit, nos petites abeilles n’ont pas chômé. Dépensant une énergie folle, d’abord à nourrir le couvain (les œufs et les larves) de plus en plus nombreux, ensuite à maintenir l’intérieur de la ruche à 34 degrés ou plus, de jour comme de nuit, température nécessaire à la santé du couvain. C’est par les battements de leurs ailes qu’elles produisent et gardent  cette chaleur!

Dans cette période pré-printanière, l’apiculteur doit se montrer spécialement vigilant, et apporter à ses colonies les compléments alimentaires nécessaires.

D’ici quelques jours, je vais faire la visite de printemps, qui consiste à inspecter les ruches, nettoyer, mettre quelques cadres neufs, observer de plus près l’état des colonies, la qualité du couvain, la quantité de miel qu’elles ont stocké (ce miel n’est pas récolté, il est laissé aux abeilles).

Si tout va bien, d’ici quinze jours environ je mettrai les hausses, dans lesquelles les abeilles déposeront le nectar qu’elles transformeront peu à peu en miel. C’est ce miel-là que je récolterai, et que vous goûterez.

A bientôt,

Geneviève

 

Quand l’abeille, au printemps, confiante et charmée,
Sort de la ruche et prend son vol au sein des airs,
Tout l’invite et lui rit sur sa route embaumée.
L’églantier berce au vent ses boutons entr’ouverts ;
La clochette des prés incline avec tendresse
Sous le regard du jour son front pâle et léger.
L’abeille cède émue au désir qui la presse ;
Ella aperçoit un lis et descend s’y plonger.
Une fleur est pour elle une mer de délices.
Dans son enchantement, du fond de cent calices.
Elle sort trébuchant sous une poudre d’or.
Son fardeau l’alourdit, mais elle vole encor.

Extrait de L’Abeille, poème de Louise Ackermann, Contes et poésies (1863)

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :